Partez à la découverte du circuit historique de Kaysersberg
Kaysersberg, la cité impériale d'Alsace
Kaysersberg, joyau de la Route des Vins d’Alsace, est bien plus qu’un village de carte postale. Le circuit historique de la cité médiévale de Kaysersberg vous invite à découvrir le village alsacien par excellence.
Niché à seulement 12 kilomètres de Colmar, Kaysersberg offre un voyage dans le temps à travers ses ruelles pavées, ses maisons à colombages des XVe, XVIe et XVIIe siècles, son église, ses monuments classés.
Le plan de ville de Kaysersberg, disponible gratuitement à l’Office de Tourisme de la Vallée de Kaysersberg, indique l’emplacement des 27 points d’intérêt du circuit historique. Muni de ce plan, il vous suffit de suivre les numéros dans les rues pour relier chaque repère et composer votre propre promenade à travers la cité médiévale. Cet article vous offre les explications détaillées de chaque point numéroté, pour que vous puissiez découvrir, sur place et en pleine conscience, toute la richesse de ce patrimoine exceptionnel.
Office de Tourisme de la Vallée de Kaysersberg
39, rue du Général de Gaulle, 68240 Kaysersberg Vignoble
Durée de la visite
- Circuit historique complet (27 points) : comptez 2 à 3 heures de marche tranquille.
- Montée au château Schlossberg : prévoir 1h supplémentaire (aller-retour).
- Visite du Musée Historique (ouvert en juillet et août) : 1 heure supplémentaire recommandée.
Une ville impériale au cœur de l’Alsace
L’histoire de Kaysersberg commence bien avant le Moyen Âge, mais c’est au XIIIe siècle que la ville prend véritablement son essor. Son nom même trahit son destin : Kaysersberg signifie en allemand « la montagne de l’Empereur » (Kaiser = Empereur, Berg = montagne), une étymologie directement liée au château qui domine la cité depuis les hauteurs du Schlossberg.
Le château Schlossberg, qui domine la ville, fut construit par l’empereur Frédéric II du Saint-Empire Romain Germanique. C’est de ce château que vient le nom de la ville.
En 1293, Kaysersberg obtient le statut de ville impériale libre, un titre prestigieux qui lui confère une autonomie considérable et lui permet de développer un riche patrimoine architectural. Au fil des siècles, les bourgeois et les patriciens locaux rivalisent d’élégance pour construire des demeures remarquables. Aujourd’hui, les façades des XVe, XVIe et XVIIe siècles témoignent encore de cette prospérité passée, formant l’un des ensembles médiévaux les mieux conservés d’Alsace.
Ville impériale libre depuis 1293, plus de 700 ans de patrimoine architectural.
L'hôtel de Ville
La visite commence par l’Hôtel de ville. De la rue, vous pouvez contempler ce bâtiment construit en 1604 sur un plan en U. Desservi à gauche par une tourelle d’escalier et orné d’un oriel Renaissance sculpté et voûté, l’édifice conserve un beau plafond à caissons et d’exceptionnelles portes à colonnes, marquetées de bois précieux et décorées d’allégories rappelant que le bâtiment servait à l’exercice de la justice.
Le Manoir d'Etienne de Bavière
A votre droite se trouve Le manoir d’Etienne de Bavière et de son épouse Claire de Hunawihr. Edifié au 14e siècle, remanié plusieurs fois, le bâtiment abrita l’hôpital de la ville jusqu’au 19e siècle, puis la gendarmerie au 20e siècle. Remarquez les fenêtres à meneaux au premier niveau vers le milieu du bâtiment. Plus loin, se trouve un très intéressant porche crénelé décoré des armes des époux constructeurs. Comme beaucoup de symboles du pouvoir, alors entre les mains des nobles et de l’Eglise, les écussons en linteaux ont été martelés à la révolution Française.
Cette imposante demeure est réalisée en pierre et seul les puissants, noblesse et clergé, pouvaient faire construire ce type d’habitation. Les autres, artisans et commerçants notamment, bâtissaient des maisons à colombages faites de bois et de torchis.
Maison Buchele
En face du manoir, au N° 7, de la rue de l’Ancien Hôpital, se trouve La maison Buchelé. Elle est datée par des analyses dendrochronologiques, de 1458. Le pan de bois est hourdé de briques qui sont, en partie, d’origine.
Signalons les colombages dit en Man de l’allemand Homme, appelé comme cela pour leur symbolique représentation de l’homme jambes et bras écartés.
Vous reverrez très fréquemment ce symbole sur les maisons de la ville.
Les fenêtres ont été refaites à différentes époques, mais sur l’autre face de la maison au premier étage, entre les 2 fenêtres actuelles, bien que murées on peut voir deux fenêtres médiévales à meneaux de bois.
Maison Renaissance
Eglise Ste-Croix
L’église paroissiale Sainte Croix est datée des années 1227-1230 pour ces parties les plus anciennes, soit : la façade occidentale, la nef centrale, le transept et l’avant-chœur.
Le tympan du portail en plein cintre représente le couronnement de la Vierge entre les archanges Saint Michel et Gabriel et est inspiré par le portail Sud de la cathédrale de Strasbourg. Le petit personnage, Conradus, sculpté dans l’angle gauche est, soit le donateur soit le sculpteur.
Le clocher, pointu à l’origine, a été rehaussé et doté d’un dôme en 1825 pour permettre aux Kaysersbergeois d’avoir une sonnerie de 5 cloches..
Stoppez la lecture et reprenez la dans l’Eglise après avoir franchi les portes de verres.
Dès l’entrée, on est frappé par la poutre de gloire et son calvaire monumental. Le Christ mesure 4,25m, les statues de la Vierge et de Saint Jean, 2,60m. Le calvaire est de la 2éme moitié du 15e siècle, la poutre et les socles sont de 1766.
Avancez-vous vers le cœur, vous pouvez obtenir un peu de lumière en actionnant un commutateur qui se trouve à droite prêt d’un boîtier gris.
L’architecture intérieure est d’une grande sobriété oscillant entre le roman du vaisseau central et le gothique tardif des collatéraux qui datent des 15e et 16e siècles.
Du 15e siècle date également le chœur surélevé au chevet polygonal construit sur une crypte heptagonale.
Approchez-vous du retable occupant la largeur du cœur en contournant par la droite.
Le retable de Jean Bongart est un pur chef-d’œuvre de la Renaissance. Exécuté en 1518, il retrace la Passion du Christ en 14 tableaux. Les statues de Sainte Hélène, au centre, Saint Christophe portant l’enfant jésus à gauche et Sainte Marguerite à droite couronnent l’ensemble. L’artiste s’est, de toute évidence, inspiré des gravures de Martin Schongauer un peintre colmarien de renom, auteur notamment de la Vierge au buisson de roses.
Stoppez le lecteur le temps d’admirer cette étonnante composition.
Faite le tour du retable. Vous y verrez une œuvre de Mathias Wuest chargé, en 1621, de peindre l’histoire de l’Invention de la Sainte Croix par Saint Hélène.
N’hésitez pas à stopper la lecture le temps nécessaire à la découverte de cette peinture.
Revenez sur vos pas. Vous remarquerez à votre gauche sur le mur un Christ en croix du début du 14e siècle et juste en face un Saint Jacques le Majeur de 1480.
Traversez maintenant le transept jusqu’à l’autre coté de l’église. Prenez à gauche, à votre droite un Saint Sépulcre dont le bas est de 1448 et le haut de 1514.
La partie basse a été bûchée lors de la révolution.
Dans la poitrine du Christ mort, on peut voir une excavation servant à conserver les hosties entre le Jeudi-Saint et Pâques.
Juste à côté, à votre droite, une très belle Déploration de 1519.
En retournant vers la sortie, vous verrez en face de vous le seul vitrail ancien existant encore. Il a été réalisé en 1470 et montre un Christ en croix.
Avant de sortir, ne négligez pas l’orgue Valtrin situé au dessus de l’entrée. Daté de 1720 il comporte 1719 tuyaux. C’est sa sonorité qui vous a accompagné lors de cette visite.
Chapelle Saint Michel et son ossuaire
La chapelle Saint Michel et l’ossuaire qui se trouve en-dessous sont de 1463 et s’appuient sur le mur d’enceinte. La voûte d’arêtes de l’ossuaire et la voûte d’ogives de la chapelle sont décorées de peintures du début du 16e siècle. L’ossuaire n’est pas accessible, mais les peintures peuvent être aperçues par les parties hautes des portes.
L’ossuaire abrite les ossements provenant de l’ancien cimetière déplacé hors les murs en 1511.
Une inscription en allemand dit : « Ce n’est que justice, ici le maître repose à côté de son valet ».
Chapelle du dessus et chapelle du dessous servaient aux offices pour les morts.
Cimetière militaire
A coté de la chapelle se trouve un cimetière militaire. A gauche en entrant vous apercevez le Monument du CC5 , Combat Command 5. Inauguré en décembre 1947, il porte les noms des 204 soldats et officiers tombés pendant les combats de la libération du bas de la vallée de la Weiss en décembre 1944.
Le mur du fond est occupé par un représentation polychrome du Mont des Oliviers daté de 1501 et conservé pratiquement intact à son emplacement d’origine.
A coté de celui-ci une croix de St Jacques, surnommée la croix de la peste. Daté de 1511 cette croix doit son surnom à l’histoire suivante :
Touchés par une peste bovine, les habitants de Sigolsheim, village voisin de Kaysersberg, décidèrent d’effectuer une procession vers l’abbaye d’Alspach. Ils devaient pour cela traverser la ville de Kaysersberg, mais celle-ci par crainte de l’épidémie leur en refusa l’accès. Cela obligea la procession à un pénible détour. La mesure allait pourtant s’avérer vaine, les pèlerins étaient encore à porté de voix que la maladie se déclara en ville. Interprétant cela comme une punition divine, les habitants de la ville s’empressèrent de demander à la procession de traverser la cité, ce qu’ils firent au retour.
Ce revirement allait s’avérer efficace. A peine la procession avait elle traversé la ville que les animaux furent guéris.
Un calvaire fut élevé à la Porte Haute pour marquer l’événement.
La tradition d’une procession de Sigolsheim à Alspach en traversant Kaysersberg fut conservée jusque dans les années 1960.
Croix de Saint-Jacques et statue du saint à l’église attestent que Kaysersberg se trouvaient sur un des chemins menant à Compostelle. La pierre de Réflexion implantée depuis peu à l’entrée Est doit rappeler le fait aux pèlerins modernes.
A voir en sortant, sur votre gauche, un oratoire de 1474, le plus ancien d’Alsace de ce genre, sur votre droite une lanterne des morts, celle-ci était utilisée lors des cérémonies funèbres.
Stoppez le lecteur et rejoignez le parvis de l’Eglise.
Fontaine de l'Empereur Constantin
Devant le parvis de l’église Sainte Croix, sur la fontaine, se dresse la statue en grès jaune de l’Empereur Constantin.
Comme le retable à l’intérieur de l’Eglise, elle est l’œuvre de Jean Bongart. Elle orne la fontaine depuis 1521. Rappelons que Constantin était le fils de Sainte Hélène qui découvrit « la vraie croix » et dont la statue moderne orne la façade de l’église.
Empereur romain de 306 à 337, Constantin accorda la liberté de culte à tous, y compris aux chrétiens ouvrant ainsi la voie à l’établissement d’un Empire chrétien.
Durant la révolution la statue fut remplacée par une pyramide tricolore alors que Kaysersberg fut rebaptisé « Mont libre ».
Tournez le dos à l’Eglise faite une dizaine de mètres et prenez à droite, dans l’Impasse du Père Staub.
Maison Bohn
Au N° 49 de l’Impasse du Père Staub, la maison Bohn de 1601 est particulièrement ornée, avec ses poteaux corniers et allèges sculptés. La pierre d’angle en grès du rez-de-chaussée porte une inscription-rébus demandant la protection de Dieu et de la Vierge contre la destruction, l’eau, la guerre, la peste et le feu.
Cette maison fut la première école de la ville.
Admirez aussi en face de la maison Bohn une magnifique maison datée de 1576.
A voir au fond de l’impasse, ce qu’on suppose être l’accès d’origine au Château.
Stoppez le lecteur et rejoignez la maison n° 6 de la rue du Général de Gaulle.
Pour cela descendez l’impasse, prenez à droite jusqu’au bout de la place.
Maison Loewert
Maison Voltz et son puit
La Maison Voltz, est visible au fond de la vaste cour. Elle date de 1618.
Edifiée par Mathias Huffel, notable de la ville, et son épouse Elisabeth Birckel, cette grande maison Renaissance abrite des peintures murales en trompe-l’œil au 2e étage, ainsi qu’un pressoir monumental au rez-de-chaussée.
Un des puits les plus célèbres d’Alsace s’appuie contre la façade. On peut y lire une inscription en allemand qui dit à peu près ceci : « Si tu te gorges d’eau, cela te glace l’estomac. Bois modérément du vieux vin subtil, je te conseille, et laisse-moi mon eau ».
Les armoiries des deux familles sont visibles en partie haute du puit, Huffel à gauche et Birckel à droite.
Stoppez le lecteur et rejoignez la place. 20 m à votre gauche se trouve les maisons dites jumelles. Nous vous conseillons d’emprunter le trottoir d’en face pour avoir une meilleur vue sur ces imposantes bâtisses.
Les maisons jumelles
Ainsi appelées parce qu’elles se ressemblent beaucoup, ces deux maisons datent de 1521 et ont été construites par Reinhard Wide, un riche propriétaire de mines d’argent.
Le premier étage de celle de gauche abrite le Musée Historique depuis 1972. Le musée est ouvert pour la visite en juillet et août uniquement.
La première des trois salles du Musée présente une remarquable collection d’art religieux dont une rarissime Vierge Ouvrante de 1380 environ provenant du Couvent des Clarisses d’Alspach et un Christ des Rameaux du 15e siècle.
La seconde salle renferme, entre autres, les témoins de l’occupation romaine de la région et une collection de plaques de poêles.
La troisième salle met en scène l’histoire locale à travers des objets usuels ou insolites tels les sabots du Pénitent de Kaysersberg pesant chacun 5 kg.
La maison de droite, occupée par un restaurant conserve, au premier étage, une énorme cheminée avec un décor de motifs Renaissance qui est, après celui du puits de l’Hôtel de Ville, le plus ancien d’Alsace.
Remarquez sur la maison voisine, au n° 68, les armoiries au dessus du porche. Cette maison est un ancien moulin impérial de 1566, elle justifie la présence du canal visible à sa droite.
Stoppez la lecture et, continuez rue du Général de Gaulle jusqu’au n°74-76-78.
Ancienne boucherie
L’ancienne boucherie publique fut reconstruite en 1616 au-dessus du canal des moulins. Les façades à gouttereaux sont presque entièrement en pans de bois alors que la façade principale, en grès, visible depuis la placette à droite, a un pignon chantourné et porte les écus aux armes bûchées de Johann Volrhat et de la ville.
Les boucheries de l’époque étaient publiques et très contrôlées. Les paysans venaient là vendre leurs produits classés par catégorie.
L’abattoir, mitoyen, se situait dans la maison faisant l’angle entre le pont fortifié et la rue des bains.
Si vous êtes face au pont fortifié, retournez vous, vous êtes devant la maison Ohnenstetter-Herzer.
Maison Renaissance Ohenstetter-Herzer
La maison Ohnenstetter-Herzer fut bâtie en 1492 pour le forgeron Herzer et son épouse. La grande fenêtre à chambranle saillant porte une inscription dont la traduction dit : « Les chardons et les épines piquent fort, Les mauvaises langues encore bien davantage. C’est pourquoi j’aimerais mieux tomber dans les chardons que d’avoir affaire aux mauvaises langues’ ».
Acquise en 1907 par la Ville, la maison fut entièrement restaurée et abrita son Musée pendant 65 ans.
Hostellerie du Pont
Pont fortifié
Le Pont Fortifié, avéré comme tel depuis 1514, enjambe la Weiss et reliait la vieille ville et la ville haute. Unique en Alsace, il comprend en son milieu un édicule dans lequel on enfermait les habitants pour des délits mineurs et des courts laps de temps.
Il n’était pas rare de faire un séjour dans cette geôle particulière et d’être la risée des autres habitants. Ne pas aller à la messe, commettre l’adultère ou manger du poisson un vendredi vous conduisez droit à ce qu’on appelait le Narrenhäuslein ou maisonnette des fous.
Remarquez les armoiries en partie haute, à gauche l’aigle à 2 têtes du Saint Empire Romain Germanique, à droite la Besace de Kaysersberg.
Stoppez le lecteur, traversez le pont, prenez à droite et dirigez vous vers la chapelle de l’Oberhof. Elle se trouve dans une cour à gauche 20 m après le pont.
Chapelle de l'Oberhof
Située sur la rive gauche de la Weiss, la chapelle de l’Oberhof faisait partie de la cour dîmière de l’abbaye de Pairis, un couvent de Cisterciens du Val d’Orbey.
Construite en 1391, agrandie en 1473, elle a survécu au vandalisme révolutionnaire.
La chapelle est accessible , mais se trouve sur une propriété privée. Merci de respecter les lieux et ses habitants. Vous trouverez à gauche en entrant, en français, un bref historique de la chapelle.
La cour dîmière était chargée de collecter la dîme, un impôts appliqué aux utilisateurs des terres de l’abbaye.
Stoppez le lecteur, revenez vers le pont puis prenez à droite jusqu’au n° 88 de la rue du Gal de Gaulle.
Maison Offinger-Brief
Cette riche demeure d’artisan comportant une logette et un coursière en équerre, fut bâtie en 1594 pour le tonnelier Paul Offinger. Initiales et emblèmes du propriétaire figurent plusieurs fois sur la maison.
De façon surprenante, les initiales gravés sont les lettres B.O. Les historiens locaux ont longtemps cherchés les raisons de la présence de ce B à la place du P de Paul. Ils ont cherché jusqu’à ce que, en bons Alsaciens, ils se rendent compte que Paul prononcé avec l’accent local devenait Baul. Le tailleur de pierre, auteur de la méprise, était visiblement de la région !
Stoppez la lecture et reprenez la au n° 124, la maison natale d’Albert Schweitzer.
Maison natale et Centre Schweitzer
Albert Schweitzer naquit au N° 124 le 14 janvier 1875. Théologien, philosophe, musicien, humaniste, médecin enfin, Schweitzer s’embarqua pour la Gabon en 1913 et y construisit un hôpital à Lambaréné, sur la rive de l’Ogoué. Prix Nobel de la Paix en 1952, malgré les critiques et les vicissitudes qui l’affectèrent souvent, Albert Schweitzer reste l’une des figures les plus marquantes et l’Alsacien le plus célèbre du 20e siècle.
Son œuvre se perpétue à Lambaréné, où il est mort en 1965, mais aussi à Kaysersberg à travers le Centre Schweitzer et le square portant son nom.
Vous pouvez si vous le désirez visiter le Centre Schweitzer, rénové en 2022. Sinon, prenez à gauche en arrivant au bout de la rue.
Square Albert Schweitzer
A quelques mètres du buste du Grand Docteur Blanc, fut mis en place, en 2005, le Mémorial exécuté par Martine Lutz et offert à la ville de Kaysersberg par l’Association Espoir de Colmar. Ces sculptures ont été taillées dans un Mélèze.
Vous pouvez faire une pause dans votre visite et profiter du square ou si vous le désirez continuer vers la Tour dite de la porte Haute, visible à quelques pas de là.
Tour de la Porte Haute
La Tour dite de la Porte Haute date du 15e siècle et faisait partie de la double-enceinte édifiée entre 1424 et 1432 lors du dernier agrandissement de la ville.
Sa fonction était liée au guet et à la défense de la ville.
Stoppez le lecteur et flânez jusqu’au prochain point, la tour Kessler. Aidez vous de la carte si nécessaire. Sur le chemin, vous pourrez voir le reste des anciens fossés ainsi que la tour dite du « curé ».
Tour d'enceinte du Kesslerturm
La Tour Kessler (Kesslerturm) sur la place Henri Jaeglé, située à l’angle Sud-Ouest de la ville haute, date du premier agrandissement de l’enceinte en 1371. Elle servie régulièrement de prison.
La porte d’origine est celle ce situant en hauteur, on y accédait par une échelle, ensuite retirée pour interdire l’accès aux assaillants.
La tour Kessler fut le théâtre d’événements dramatiques en février 1943 lors du conseil de révision devant lequel devaient passer les classes 1931 à 1939 qui avaient tous servis sous l’uniforme français. Vingt de ces jeunes défilèrent dans la Grand-Rue, les uns en uniforme français, les autres portant le béret basque interdit, chantant « Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine… ». Après divers incidents, ils furent enfermés dans la Tour Kessler par la Gestapo de Colmar venue en renfort, expédiés dans le Camp de Sécurité de Schirmeck, puis enrôlés directement dans la Wehrmacht.
Henri Jaeglé fut envoyé au Struthof où il fut fusillé. Son épouse et leur fille furent déportées en Allemagne.
Stoppez le lecteur et rendez vous au point 24, la statue de Geiler. Vous pouvez si vous le désirez faire un petit détour pour voir le point n° 23, la tour dite de l’Hospital.
Dans le cas contraire vous pourrez écouter le petit commentaire lié à cette tour en cheminant vers la statue Geiler.
Tour de la Poudre dite de l'Hôpital
Tour dite de l’Hôpital. Elevée au 15e siècle, cette tour servait de poudrière. C’est une des 5 tours restant visible sur les 6 que comptaient les remparts de la ville.
Ancien couvent des Franciscains
Junker Hansen Turm ou Tour des Sorcières
La Tour dite de Junker Hans était connue sous le nom de Tour des Voleurs eu 18e siècle et de Tour des Sorcières au 19e siècle. Elle date du 15e siècle et servit elle aussi de prison.
Ruines du Château
Situé à 295 m d’altitude et surplombant la ville de 50 m, le château fut reconstruit à partir de 1217. Une courtine de 1266-68 enchemise le donjon selon un plan en bec. Le logis du 13e siècle s’appuyait sur cette chemise. Au 15e siècle la défense du château fut modernisée et adaptée à l’usage des armes à feu.
Le donjon, un des deux seuls donjons circulaires d’Alsace, a des murs épais de 4,42m et un diamètre de 11m. le château avait essentiellement une fonction militaire de défense passive et active. En contre-bas, vers la ville, une spacieuse basse-cour pouvait servir de refuge aux habitants en cas d’alerte. Ruinée par les Suédois en 1632 durant la guerre de 30 ans, la fortification passa en des mains privées à la Révolution.
Classées Monuments Historiques dès 1841, les ruines souffrirent durant les combats de 1944.
Fouillé par l’archéologue Jacky Koch et consolidé en 1995-96 sous la direction des Monuments Historiques, le château a de nouveau belle allure.
Chapelle Saint Wolfgang
Située sur un rocher dominant la ville au Sud, la chapelle Saint-Wolgang et la léproserie attenante furent construites en 1418 et reconstruites en 1488 et en 1519. Ces bâtiments s’élevaient là bien en-dehors de la ville et tout près du cimetière qu’elle surplombait pour éviter le moindre contact avec les malades.
La chapelle et la léproserie ne sont pas visitables.